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Yamaha XS 650 : 2. Sur l’Autodrome de Linas-Montlhéry

Tâter du circuit au milieu d’anciennes m’a toujours tenté. Donc avec la XS 650, il ne m’a pas fallu longtemps pour m’inscrire au Café Racer Festival pour pouvoir rouler sur un autodrome mythique.

Si l’inscription a eu lieu avant la pose du carénage Avon, c’est aujourd’hui paré de sa nouvelle robe que je me rends à sur l’Autodrome de Linas-Montlhéry. En plus, c’est en catégorie classique (années 50-60-70), au milieu de vieilles Triumph, Norton, BMW et des premières japonaises que nous allons rouler.

L’autodrôme est couplé avec un tracé classique (en bas)

Quelle piste ! Le dernier virage nous fait monter sur le fameux anneau incliné. Si les premiers tours, on ne sait pas trop comment l’attaquer, je fais vite comme les copains en ouvrant les gaz en grand pour grimper et laisser la gravité faire le reste. Vu les 55 cv de la XS, je ne monte pas très longtemps mais ça suffit pour se faire plaisir.

Pour pimenter ce roulage, le week-end est caniculaire, avec une température de 40°C à l’ombre. Et si sortir Mamie un jour de canicule, ça ne semble déjà pas une bonne idée ; lui demander de faire du sport, ça sent le claquage de joint de culasse. Surtout que la joyeuse bande d’allumés, sur leurs trapanelles, ils ont un sacré coup de guidon, et pour essayer de suivre, il faut brusquer Mamie.

Mettre le cuir et le casque par 40°C c’est une horreur. Essayer des les retirer après, c’est encore pire

Souder la poignée par 40°C

Et la poignée dans le coin, je l’ai mise ! Le bouilleur s’est montré vaillant jusqu’au bout malgré cette chaleur étouffante. Il n’a pas sourcillé, contrairement à quelques vieux blocs européens qui ont surchauffé. A défaut d’une allonge incroyable (un peu frustrante quand les copains en 750 Triumph te fumes), le moteur est particulièrement jouissif à la remise des gaz, coupleux sans avoir à reprendre haut dans les tours.

Les années 80-90 qui descendent de l’anneau

Dans les courbes, il faut s’habituer à ces grandes et fines roues qui donnent l’impression de ne pas avoir envie de tourner. Après quelques tours le mode d’emploi est trouvé, on se rend compte que ça accroche bien et on balance la moto sans inquiétude. Je me méfie quand même dans quelques chicanes où il y a des changements de revêtement. Si ces quelques rapiéçages ne posent pas de souci à une voiture, en moto, mieux vaut faire attention, surtout sur l’angle.

Et le freinage d’ailleurs ? Avec les disques pleins et les étriers d’origine, le freinage décide de se mettre en grève au bout de 3 tours : surchauffe et freinage spongieux. Une mauvaise surprise plutôt bénéfique car en observant les copains, j’anticipe et j’adopte un pilotage moins brutal en anticipant plus et en utilisant vraiment le frein moteur. En réduisant le transfert de masse sur l’avant, ça rend mes entrées en courbes plus faciles à gérer.

Bilan après quelques tours d’autodrome

La XS était à sa place au milieu de ces vieux café-racers. Elle n’a pas démérité malgré les machines affutées qui ont tourné. J’ai gagné en dextérité et j’ai appris à l’emmener, avec ses particularités d’ancienne.

Attente en prégrille à coté une superbe Triumph de 1948 et un bizta anglais à moteur Ducati dans un cadre Norton Featherbed

Niveau châssis, rien à signaler. Les 55 cv de la bête ne tordent pas le cadre. Les amortisseurs Fournalès ont bien fait le job. Par contre, à l’avant il y a un peu de boulot, la fourche est souple et se tortille. Ca se règlera avec un rigidificateur de fourche et des cales de ressorts.

La priorité revient néanmoins au freinage pour le rendre plus efficace et endurant. Monter des disques perforés, des étriers plus performant et un DOT adapté serait un bon début.

J’aimerais aussi me pencher sur l’allumage. Le système à rupteur d’origine n’a pas montré de signe de faiblesse mais après 6000trs, le moteur n’avait plus d’allonge. Il semble qu’un allumage électronique rend le moteur plus vif (selon quelques mécanos rencontrés sur place) mais ça coûte une petite fortune.

Au final, une chouette journée, avec de bonnes sensations et une meule attachante qui donne envie d’y retourner. En plus, rouler sur l’autodrome à quelque chose d’unique. Seul bobo à déplorer, la peinture neuve du réservoir a cloqué à cause de la chaleur. Mais compte-tenu des conditions météorologiques, c’est un moindre mal.

Merci à Mickaël Roux pour la photo souvenir

Mais au final, ce n’est pas très grave : la moto a dignement gagné ses premières cicatrices !

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