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Side car rallye routier singe

Singe de rallye

Il y a quelques mois, je signais pour devenir singe en rallye routier. Après deux épreuves, j’ai gagné mes galons de Singe de rallye.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le rallye routier est une compétition constituée d’un parcours de liaison, sur route ouverte, à parcourir à une vitesse moyenne, que ce soit de jour et de nuit. Ce parcours est ponctué d’épreuves spéciales de vitesses chronométrées, sur route fermée. C’est donc une course complète, qui demande d’être bon pilote mais également savoir naviguer et ne pas se perdre.

Les meilleurs pilotes sont donc ceux qui sont les plus rapides en spéciales et qui ont parcouru l’ensemble du parcours routier dans le temps imparti (ni trop lentement, ni trop vite) pour ne pas prendre de pénalités de temps qui grèvent leurs chronos durant les épreuves spéciales.

Nous sommes donc partants sur les deux rallyes de l’ouest : le 63ème Rallye de la Sarthe et le 3ème rallye de Charente.

Sur un side-car, c’est souvent le passager qui gère la navigation.
Ses amis durant 500 km : le road-book, la montre et l’odomètre.

Rallye de la Sarthe

Cette année, pour le Rallye de la Sarthe, c’est 550 km en 2 étapes de jours, la nuit étant annulée compte-tenu du couvre feu. Pour résumer ce premier rallye : j’en ai chié.

Le parcours routier est sympa, les spéciales aussi. En plus, la météo est clémente et nous évitons la pluie. Mais en plein apprentissage, entre la navigation et le secouage dans le panier, je subis très vite la route. Et si lors des épreuves spéciales, je ne suis pas trop mal, la route me retourne vraiment l’estomac et je finis par être bien malade. Mais je ne lâche pas et on finit ! Niveau classement, on est d’ailleurs pas mal pour cette première.

Side car rallye routier Sarthe
En épreuve spéciale, pas besoin de guider, par contre, il faut se bouger

Si l’expérience de ce premier rallye ne me rend pas très serein pour la suite, en échangeant avec les copains, j’apprends qu’il n’est pas rare que les singes soient malades à un moment ou à un autre. Ça a un coté rassurant mais d’un autre, ça donne envie de lancer la « Ligue de Protection des Singes ».

Un peu d’entrainement

Entre temps, notre week-end piste sur le Circuit du Bourbonnais nous fait le plus grand bien. Nous prenons nos repères, l’un et l’autre. De mon côté, dans le panier, j’apprends à me placer correctement, à bien bouger et bien me positionner sur le freinage. En fait, j’apprends à ne pas subir, à anticiper et surtout à me détendre.

Nous faisons également une initiation au rallye routier organisée par le CORCC afin de nous améliorer sur la navigation. Une bonne expérience qui nous a permis de peaufiner le routier.

Piloter un side-car, c’est un sport collectif.

Rallye de Charente

Nous voici donc en Charente pour la dernière manche du Championnat de France. 500 km dont une étape de nuit.

Le tracé est très sympa, le road-book est très bien fait et la journée superbe. En plus, niveau navigation, nous avons amélioré la précision du métrage, ce qui nous simplifie la vie. Et finalement, malgré des routes bien défoncées, je suis détendu, je ne suis pas malade (je me suis adapté : manger digeste et un médicament contre le mal des transports pour assurer), bref, je m’éclate !

Side car rallye routier singe Charente
C’est un vrai plaisir de se sentir raccord entre le pilote et le singe.
Ca passe vite et proprement !

Sur les épreuves, nous sommes plutôt à l’aise et ça se ressent. Le bon coup de guidon de John lors des spéciales, une navigation au poil et une Hayabusa-DJ très bien réglée nous permettent d’être efficaces et fiers représentants de la catégorie !

Nous finissons ce rallye dans le premier quart de notre catégorie side-car et même 3èmes du Challenge de l’Ouest, qui récompense les non licenciés à l’année ayant participé au Rallye de la Sarthe et au Rallye de la Charente.

Side car rallye routier singe
« Un rallye routier sans la nuit, ce n’est pas un rallye routier ». Je confirme. Je crois que le moment le plus intense du rallye fût l’épreuve de nuit. L’obscurité, les phares au loin, l’ambiance…

Singe de rallye

Je suis fier de cette première année de singeries, marquée par une belle progression dans le panier. Devenir passager, ce n’est pas inné et ça demande un peu d’abnégation pour gagner en automatisme et anticipation.

Donc une fois le mode d’emploi assimilé et mis en application, faire le singe devient vraiment jouissif. Sortir du panier, plonger de l’autre côté, se positionner sur les freinage… C’est grisant ! Sentir que son positionnement influe sur le side-car et le pilotage, sans toucher au guidon, c’est unique !

Parce que le side-car est le seul engin motorisé qui se pilote vraiment à deux pour pouvoir en sortir le meilleur. Et en plus, rouler en rallye routier en side-car, c’est aussi partager les joies, les galères, les bons chronos. Sur le paddock, les side-caristes sont une petite famille. Ça permet de partager, de se faire aider et de s’amuser !

Niveau navigation (incombant souvent au singe), une fois à l’aise avec le road-book et l’odomètre, il faut se faire confiance. Il faut rester concentré sur sa navigation, même si on roule en groupe car personne n’est à l’abri d’une erreur.

Donc pour se mettre au rallye routier, rien de bien sorcier. C’est une discipline moto demande un minimum d’investissement, car il est possible de s’aligner avec sa moto/son side-car de tous les jours (allez-voir la page des Los Caracoles en XJ Kyrnos totalement d’origine). Il faudra juste investir sur de l’équipement du pilote et du singe (cuir) et d’ajouter des additionnels pour la nuit. Un road-book papier et une lampe frontale pour le singe, une appli de métrage sur son smartphone et vous êtes parés !

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