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Singe side-car sidecar rallye circuit

Singe de circuit

Si je suis plutôt un adepte du voyage en moto, je ne suis pas contre une bonne arsouille ! Donc forcement, pouvoir faire le singe sur un circuit est une expérience incroyable.

N’ayant pas pu rouler en rallye routier en 2020 suite au contexte sanitaire, nous voilà arrivés en 2021. Point important, le FJ 1200 – Goliath a été remplacé par un superbe GSX 1300 R Hayabusa – DJ Sport. Après une mise en jambe sur le petit circuit de la Châtre en mai, nous avons pu faire notre premier rallye de la Sarthe. Mais nous nous sommes a également inscrit à un roulage sur circuit fin juillet sur le circuit du Bourbonnais pour rouler avec les copains.

C’est l’asso Team Gazzz 58 qui organise plusieurs roulages motos par an. Et celui du dernier week-end de juillet à la particularité d’accueillir un groupe de side-cars. Sympa parce que les roulages ouverts aux side-cars rallye ne sont pas si nombreux que ça !

Nous voici donc arrivés au Circuit du Bourbonnais. Si le circuit est grand, avec de belles lignes droites, nous allons rouler en même temps que les F1 et les F2. Pas de panique, ça reste du roulage, non une course et si les F1 et F2 sont des monstres taillés pour la vitesse, nos attelages de rallye en ont dans le ventre également.

Un side-car se pilote à 2

Piloter un side-car, c’est un sport collectif. Les bons placements du singe permettent au pilote d’être le plus efficient possible dans son pilotage. Sans pilote, ça n’avance pas. Sans singe, ça n’accroche pas.

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Voilà pourquoi on nous appelle les singes

L’Hayabusa – DJ est un ensemble lourd, stable, avec un moteur incroyable. Mais pour autant, il est vraiment sensible à la position du singe à droite. Si à gauche, me coller à John suffit, c’est surtout dans les droits que je dois travailler mes sorties pour bien me placer ! Ça a l’air simple mais quand ça roule, ça ressemble plus à un shaker ! Et passer d’un coté à l’autre demande un engagement physique et de l’anticipation. Heureusement, ce n’est pas difficile de bouger et sortir du DJ, il est bien conçu et la barre de maintiens est facile à utiliser.

Dans les gauches, pas besoin de remonter trop loin

Les 2 jours de roulages nous permettent de nous améliorer, avec John qui affine son pilotage et moi qui apprends à sortir efficacement pour me positionner au mieux dans le panier. C’est un vrai plaisir de se sentir raccord entre le pilote et le singe. Ça va vite et c’est de plus en plus propre !

Découverte du basset

Mais quitte à être accompagné par les bassets, je finis par demander gentiment à des voisins de paddock s’il est possible de faire quelques tours sur la planche de leur F2. Juste pour goûter ! En échange, Steph, la singe profitera du luxe du DJ. Je parle bien de luxe parce qu’à coté, la planche du F2 est aussi intimidante qu’elle est petite.

Un Ireson de 1986 propulsé par un moteur de Yamaha Thundercat 600

Après avoir assimilé les conseils de la passagère sur les placements à adopter, nous voici prêt à partir. Et rien qu’être à genoux dessus, les pieds dans le vide, avec une pauvre barre de vie sous les mains pendant que le moteur est au ralenti, je commence à regretter… Trop tard, c’est parti !

La première ligne droite se fait cool mais à ras du sol, la vitesse est impressionnante. Vient le premier droit. Je grimpe sur la coque. Le sol est toujours près, la position pas très confortable. Après quelques droits, arrive le gauche. Ça se complique pour mon grand gabarit et je galère un peu pour trouver ma position. Mais mon poids aidant, ça passe bien. On termine ce premier tour à la cool mais déjà impressionnant… jusqu’au bout droit, où Seb ouvre en grand !

Un sidecar F2 Ireson de 1986 propulsé par un moteur de Yamaha Thundercat 600
Les sensations sont incroyables !

La sensation est juste incroyable. Le moteur hurle, les poignées vibrent et mes genoux glissent. Revient ce grand droit, je remonte sur la coque et là, le F2 vire en entamant une légère glisse de l’arrière. C’est grisant ! Dans les gauches je ne suis toujours pas à l’aise mais je m’applique au maximum. Après 5 tours, nous sortons, je rend la planche à Steph et je remonte dans le DJ pour la fin de la session, complètement épuisé.

Sauf que dans l’après-midi, Seb me repropose de remonter. Et bien j’y retourne avec plaisir ! Mais ce coup-ci, Seb se retient bien moins. Je me fais secouer, je choppe des bleus, je me perds dans mes appuis… Bref, j’en chie, mais je kiffe. Vraiment.

Sur un basset, compte-tenu de son poids et de son gabarit, la position du passager influx immédiatement sur le comportement du châssis : adhérence en virage, adhérence à l’accélération, levée de panier… Il suffit d’être en retard et ça se ressent tout de suite.

Un Ireson de 1986 propulsé par un moteur de Yamaha Thundercat 600
Difficile de me caser dans les gauches sur le basset

Comment devenir singe ?

J’ai eu la chance de faire facilement cette session de basset car j’ai déjà un petit accès au monde du side-car de compétition en étant singe de rallye. Pour autant, ce n’est pas très compliqué pour le néophyte de découvrir le rôle. Ça va juste demander de la patience.

Première solution, il faut passer par les réseaux sociaux, en répondant à quelques messages de pilotes cherchant des singes à l’occasion. Clairement, les places sont chères car beaucoup de personnes répondent et les pilotes préfèrent souvent les singes avec un peu d’expérience.

La seconde solution est moins aléatoire mais il faut s’y prendre à l’avance, en participant à des sessions découvertes lors des « Side-Car Party », organisée par France Side Car Compétition.

Dans tous les cas, il faut être patient et être prêt à vous déplacer sur le territoire mais l’expérience vaudra le coup. Promis !

Et pour conclure, une petite compilation de ces sessions

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