Après avoir restauré son 250cc d’origine, j’ai mis la XLS de côté, repoussant toujours le sujet qui me gonflait d’avance : l’électricité. Car si la moto tourne, au niveau de l’éclairage c’est le chaos.
Mais ce n’était pas bien grave, ça ne l’empêche pas de rouler car l’allumage est autonome : un coup de kick et c’est parti ! Le reste, c’est de l’accessoire. Enfin, de l’accessoire sauf que j’aimerais bien rouler plus en sécurité.
Parce que sans clignotants ni feu stop, ça ne permet pas de rouler en sécurité en plus de ne pas être top pour les autres. Donc j’ai fini par déposer le réservoir pour m’atteler à ma partie préférée : l’électricité.

Reprendre tous les branchements
Sur un machine de 50 ans, ça n’a rien de bien sorcier, en théorie. Tout passe dans un bloc phare minuscule, il y en a un peu sous le réservoir (CDI, centrale clignotante, régulateur, bobine). Je commence par remplacer la batterie 6V et je débranche tous les connecteurs.
Armé de ma revue technique, je reprends tous les branchements. Même si j’avais bien nettoyé, le faisceau et les cosses étaient encore encrassées par leur vie parisienne.

Petit à petit, je retrouve un éclairage arrière, une veilleuse et un éclairage de compteur. Bien sûr, ça passe par le remplacement de quelques ampoules (6V), un capteur de frein, quelques cosses mais aussi quelques foirages (“tiens, quand je branche ces deux fils, la moto ne démarre plus”). Mais ça avance bien.

Les commodos surprises
Par contre, j’ai un vrai problème sur le code/phare. L’éclairage est aléatoire. Je remonte vite au commodo droit et je découvre que l’interrupteur avait déjà été réparé, mais surtout que cette réparation a lâché. Le fil fait contact un peu partout. Il faut démonter pour souder.


Mais les mécanismes sont rentrés au chausse-pieds, les fils prennent de la place dans le commodo et si c’est déjà galère à sortir, une fois soudé, ça l’est encore plus pour ne pas mettre en contrainte les fils, bien courts.
Bref, après avoir passer de longues minutes à droite, je vais pouvoir passer au klaxon. Parce que c’est typiquement la connerie qu’on ne contrôle pas mais qui est en panne le jour du contrôle technique. Et pas manqué, il ne fonctionne pas. Je le branche en direct sur la batterie et toujours rien… J’en trouve un à pas cher, je remplace les cosses et là, un tout petit pouet.
Me voici arrivé au commodo droit. J’avais nettoyé les connecteurs du clignotant mais j’avais oublié le gros mécanisme du klaxon caché dessous. Même galère qu’à droite pour démonter/remonter, le mécanisme est complètement oxydé.

Un régulateur pour terminer
La moto est presque opérationnelle. Tout s’allume, quand il faut. Par contre, la batterie ne charge pas et les clignotants ne sont pas plus vigoureux, même avec le moteur tournant.
Le régulateur a son âge et est HS. Etonnamment ça se retrouve assez facilement. Même si les XLS 250/500 ne sont pas les plus fréquentes, on trouve encore de nombreuses pièces. Ca prend 5 min à remplacer et c’est reparti !
Ça y est ! La Honda XL 250 S est vraiment terminée !



