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Restauration – XJ 650 (1) : diagnostic et remise en route

Pas facile de concilier youngtimer et moto du quotidien. Avec cette jolie XJ 650, je vais essayer de résoudre cette équation. Petit diagnostic de redémarrage

Quand je me suis mis en recherche de la remplaçante de mon « traîne-couillon », j’ai flashé sur cette XJ 650. Une jolie machine qui a mon âge, complètement d’origine avec seulement 39000 km mais à remettre en route.

Mais pourquoi cette machine ?

Parce que les premières XJ étaient modernes. Elles possédaient un moteur rustique, fiable et tournant au sans plomb, des carburateurs modernes ainsi qu’un allumage électronique. En plus, elles avaient un appétit d’oiseau.

Soit la même prestation qu’un roadster mid-size des années 2000 mais avec seulement 8 soupapes et du charisme en plus (haaaaaan, méchant).

Me voici donc devant cette XJ 650 RJ Seca. Le terme « Seca » est approprié car c’est un modèle nord-américain. Canadien pour être précis. C’est à préciser car ces machines d’outre-atlantique ont quelques différences avec nos XJ européennes (catadioptres latéraux, allumage automatique des feux, absence de veilleuse…).

La feuille d’érable canadienne

Diagnostic

Le point noir, immédiatement visible, est le réservoir. Il a été résiné mais l’extérieur porte les marques de la réparation et la peinture est en sale état. Le passage chez mon carrossier va être impératif pour rendre sa beauté à la machine.

Le réservoir est en piteux état et le robinet semble HS

Par contre, niveau mécanique c’est plutôt chouette. La moto a été très bien suivie et a eu le droit à quelques grosses révisions :

  • Jeu soupapes
  • Bougies
  • Nettoyages carbu + synchro
  • Vidange moteur + pont
  • Remplacement DOT4
  • Remplacement filtres
  • Joints spi de fourche
  • Réparation réservoir
Le moteur est propre, pas de suintement. En plus, il a été révisé.

Tout ça entre 38000 et 39000 km. Puis elle a dormi dans un garage pendant 2 ans. J’avoue ne jamais avoir ramené de youngtimers dans cet état mécanique là.

Donc cette moto a été très bien suivie et mécaniquement il n’y a rien à redire. Enfin, si elle redémarre…

LE plus gros du boulot sera esthétique
Ne pas découper le morceau de selle qui est abimé : c’est pire que mieux
Tous les chromes et l’inox commencent à piquer mais rien d’irrécupérable

Remise en route

Au moment de la vente, le propriétaire a acheté une batterie chez Yam’ et l’a réinstallée pour réveiller cette jolie moto. Sans succès, rien, pas une lumière, pas une once électricité.

La moto étant arrivé à la maison, je mets mon nez dedans. Je m’aperçois très vite que la cause de tout les fusibles grillés est une mauvaise batterie. Le concessionnaire n’a pas fourni la bonne référence. Elle rentre bien dans l’emplacement mais les pôles ne sont pas dans le bon sens. Forcement, le + sur le – et inversement, ce n’est pas génial…

Juste en inversant les branchements, la Seca retrouve de l’énergie.

Une batterie bien branchée et c’est parti !

Magique ! Après deux ans, le moteur s’ébroue sans aucun souci. Rapidement les 4 cylindres reprennent vie. La carburation est parfaite, le moteur tourne et prend ses tours sans difficulté. En test routier, j’ai juste eu à resserrer les antiparasites sur leurs fils HT pour éviter quelques coupures d’allumage.

Un remplacement des fluides pour repartir sur de bonnes bases et il reste à rouler. Et cette moto tourne extrêmement bien pour une mamie de presque 40 ans. Je suis bluffé.

Une fois la bonne batterie et le stock de fusible refait, la moto est prête à prendre la route.

Bien nettoyée, elle est déjà plus présentable

Après 1000km enquillés en un mois sans aucun souci, cette prometteuse XJ 650 Seca vient de passer son test de « mulet » haut la main.

Le gros de la restauration sera donc esthétique.

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