Mon frère avait ce vénérable Solex qui dormait dans un coin. Il l’avait trouvé ado mais il n’avait jamais pris le temps de le remettre en état. Maintenant c’est l’occasion de lui faire découvrir les petites routes bretonnes.
Sous l’épaisse crasse, ce vénérable Solex n’est pas trop attaqué par la corrosion. Coté partie cycle, à part les pneumatiques totalement HS, tout semble rattrapable.



C’est donc un VeloSolex 3300 de début 1966. Le 3300, c’est entre deux modèles : le moteur du 2200 sur un nouveau cadre, celui du futur banger, le 3800. Il n’est resté sur le marché qu’un an. Et si ce n’est pas le modèle le plus répandu, les pièces sont communes aux 2200 et 3800 et facilement trouvables.



Le moteur pour commencer
Mais avant de m’atteler à la partie cycle, faut déjà que le moteur tourne. Et première bonne nouvelle, il n’est pas grippé et compresse encore.
Je commence par démonter les périphériques (carbu, pompe, échappement, réservoir…). Ça me permet de découvrir que tout se démonte avec une clé de 9 mais surtout de comprendre comment ça fonctionne (ça va, c’est pas trop compliqué).
- Le cylindre et le piston sont en très bel état. La bougie est toute belle
- L’essence qui reste dans le réservoir était frelatée, avec une odeur ignoble
- Un des tuyaux d’alimentation de la petite pompe est complètement colmaté par de l’huile.
- Le carburateur mérite un bon nettoyage
- Le galet est marqué sur un côté. Sûrement un silex qui est monté et qui a usé le galet




Rien de bien terrible en somme. On fait un gros gros nettoyage, graissage, débouchage… Côté moteur, ça semble tout bon. Mais il ne démarre pas… Une petite frayeur due au condensateur qui avait lâché. Coté électricité, on en profite pour remplacer le fil d’allumage, qui a cassé.
Une fois redémarré, même l’éclairage fonctionne ! Rien de bien compliqué

Faut que ça roule !
Avant de reprendre la route, il faut aussi contrôler la partie cycle :
- Remplacement des deux pneus, chambre à air et fonds de jantes. Les jantes sont piquées mais on arrive à bien les rattraper.
- C’est aussi l’occasion de graisser les roulements, qui n’ont pas vu de graisse neuve depuis 60 ans.
- Nettoyage et contrôle des freins.
- Le pédalier et la chaîne sont démontés, nettoyés et graissés. La roue libre est dans un triste état mais fonctionnelle.


On joue également du poste à souder sur quelques éléments très fatigués, dont le morceau de cadre supportant la béquille et une tringle de garde boue arrière (un classique)

Je termine par le remontage du carter de volant magnétique (cassé dans une chute) et un joli pare-chocs chromé.




Et voilà ce joli Solex 3300 terminé, prêt à partir retrouver son propriétaire !




