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Triumph Trophy 1200 – Béringer Orion GTX

A la fin des années 90, Triumph France proposera dans son catalogue une version de sa Trophy 1200 attelée au fameux panier Béringer Orion.

Esthétiquement, l’ensemble est plutôt réussi. L’Orion (ici dans sa livrée GTX « Grand Luxe ») s’adapte plutôt bien aux lignes rondouillardes de la Trophy. La finition est correcte et à part une usure plus marquée à l’intérieur du panier, les extérieurs n’ont pas bougés. Comme pour l’attelage CBR 1000 F – Orion, les déplacements pieds-à-terre sont vraiment physiques et pénible, toujours avec ces foutus pneus larges et sous gonflés… Mais une fois encore, l’attelage est agréable à rouler. Le Trophy Orion est physique à emmener mais il ne bouge pas, est stable et précis. Il colle au bitume ! Bon, dès que la route s’annonce plus joueuse et le pilote énervé, il faut de la poigne pour mener correctement cet attelage lourd.

La fourche est également conçue par Béringer

Contrairement à la CBR Orion, la Trophy Orion est bien moins sportif et se revendique familial. Cela se ressent beaucoup à cause de la conception du freinage, un peu déroutante. Béringer a installé un freinage intégral sur la pédale. Lors d’un freinage au pied, on active les étriers avant, arrière et du panier. Le levier de frein avant ne sert qu’à faire mordre un minuscule étrier de frein avant, surement sensé bloquer la moto à l’arrêt. Le système, s’il freine bien l’engin en utilisation courante, n’est pas vraiment dosable et en mode sportif. Il m’a carrément fait peur !

Freinage intégral au pied prenant également les gros étriers de frein avant. Le petit étrier supérieur ne sert qu’a bloquer la roue à l’arrêt

Niveau moteur, le bloc de la Triumph est un vrai bonheur, gorgé de couple, qui ne rechigne pas à reprendre à tous les régimes possibles pour notre plus grand bonheur, sans avoir l’air de se soucier du poids de l’ensemble. Attention néanmoins à l’essorage de poignée, la consommation grimpe facilement à plus de 10L/100. Et oui, une Trophy, c’est glouton.

Joli sous tous les angles, on voit bien la vocation routière de cet attelage

Le panier n’est pas trop bruyant tant qu’on reste raisonnable avec la poignée de gaz. La place est largement suffisante pour un adulte et un enfant. Mon mètre 95 tient parfaitement dans le panier, bien protégé par le pare-brise. Pare brise qu’il faut toujours décapoter et basculer pour entrer. Dans l’Orion, de la place pour ses (grandes) jambes, des vides poches et un beau coffre de 300L dans le dos. Les kilomètres pourront s’enchaîner sans souci en faisant attention à une garde au sol de panier toujours faiblarde, avec ce nez long et plongeant.

Panier spacieux et confortable malgré un accès pas des plus facile

Petit plus Béringer bien rare dans le monde du side-car, le compteur kilométrique a été réétalonné !

Comme pour la CBR, la Trophy voit son compteur réétalonné à la Béringer

Au final, la Triumph Trophy 1200 Orion GTX est un bel attelage, familial et sécurisant. Dommage que quelques soucis de casses de châssis du panier ne permettront pas à Triumph France de pérenniser cette idée de proposer un sidecar dans leur catalogue moto. Mais ces quelques ratés de l’époque n’entachent plus vraiment la carrière du Béringer Orion, toujours reconnu comme un panier réussi.

 

Pour aller plus loin :
Le Beringer Side-car Club : http://beringersidecarclub.jimdo.com/

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